Le Mental

Le mental ou / et l’égo

Le mental structure, organise, compartimente. Il est froid, analytique, pas d’émotion. Il est à notre service pour mettre en place les projets de la meilleure manière possible en fonction de comment nous nous percevons nous même.

Il fonctionne avec différents niveaux de perception qui vont tous s’influencer les uns avec les autres. Notez que ces niveaux fonctionnent hiérarchiquement et que l’identité a une influence dominante sur les autres, que les valeurs dominent les croyances, etc…

L’ identité – qui nous croyons être en fonction de notre culture, de notre éducation. C’est tout ce qu’il y a derrière quand vous dites, je suis…

Les valeurs – ce sont les principes importants pour nous comme l’honnêteté, le courage, la fidélité, la persévérance, l’authenticité, etc…

Les croyances – c’est tout ce que l’on considère comme vrai. Imaginez que vous souhaitiez améliorer votre confort financier et que vous ayez la croyance (qui peut être totalement inconsciente ) que vous ne méritez pas plus que ce que vous avez, ou que vous n’êtes pas digne. Tous vos efforts seront réduis à néant dû à ces croyances, à moins que vous ne les démasquiez et ne vous laissiez plus diriger par elles. Vous les reconnaitrez lorsque vous dites, je crois que…, je suis sûr de…, je pense que…

Les capacités – ce que nous savons faire. Nos diplômes, nos expériences, notre savoir faire.

Les comportements – c’est la manière dont nous allons faire les choses. Allez vous être organisé, brouillon, rapide, lent, timide, culotté ?

L’ environnement – c’est l’endroit, le lieu où va se dérouler l’action. Est-il propice à l’action prévue, vous convient il, les personnes présentes sont elles des ressources, des défis ?

Notez que parmi les trois premiers niveaux que sont l’identité, les valeurs, les croyances, nous avons bâti notre structure de part notre propre histoire, les histoires de notre famille qu’elle nous aura transmis, par l’éducation et par la biologie. Ajoutez y l’histoire de votre pays, de votre religion, de vos amis, des groupes auxquels vous vous identifiez, etc..

Vous n’aurez pas la même vision identitaire que vous soyez né dans une famille pauvre ou riche, si vous avez été battu enfant ou choyé, si vous étiez le premier de la classe ou le cancre avec le bonnet d’âne à être la risée de toute l’école. Idem si vous venez d’un pays en guerre ou si vous êtes d’une famille où les femmes sont soumises.

Cela impliquera des valeurs et des croyances différentes également. Si vous aviez de bons résultats scolaires vous pourrez vous appuyer sur des croyances comme – je suis capable. Et si vous étiez le cancre, vous dire – je suis nul, je ne vaux rien. Ce sera la croyance – je suis nul – qui va influencer la vie de cette personne jusqu’à qu’elle prenne conscience que c’est elle seule qui à un moment donné, a décidé d’associer une expérience (cancre à l’école) avec ce qui devient pour elle une vérité (je suis nul). Notez que ce n’est pas LA vérité, mais bien un conditionnement.

Ces principes résumés à l’extrême ici, vous permettent de voir qu’il ne s’agit pas juste de vouloir, mais qu’il y a tout un programme déjà mit en place à l’intérieur de nous et que c’est lui qui dirige nos vies. C’est là dessus que s’appuient de nombreuses thérapies, le coaching et mes propos sont issus de la PNL. Il en résulte que nous avons des filtres qui vont déformer la réalité car nous la percevons à travers tous ces filtres.

 

Le plus important ici est que nous nous croyons libres

Ce sont en fait tous nos conditionnements qui se manifestent et se déploient dans notre quotidien.

Cela semble cruel mais la Vie va nous permettre de rejouer ce disque rayé à l’infini, jusqu’à ce que nous en prenions conscience.

Et c’est là le cadeau, pouvoir se libérer !

Je vous donne un exemple :

Personnellement je fais tout pour ne pas ressembler à ma mère. Je l’adore mais je ne veux surtout pas sa vie et je suis convaincue d’avoir fait les choses bien différemment. J’ai fais des métiers qui m’ont semblé plus intéressants, je gagne mieux ma vie qu’elle et je suis indépendante…

… Quelle blague … !

  • Oui mais, quand je regarde de plus près, j’élève ma fille seule sans le soutient financier de son père, comme maman.
  • J’ai démissionné de mon travail à la naissance de ma fille, comme maman.
  • Je change de travail régulièrement car au bout d’un ou deux ans je m’y ennuie, comme maman qui lorsqu’elle est tombé au chômage a du se déplacer d’une région à une autre, avec sa fille sous le bras – moi ! Le modèle que j’ai eu à ce moment là, c’est que le travail est le nomadisme et que c’est compliqué. Alors inconsciemment, je reproduis le schéma.
  • J’ai longtemps eu du mal à me fixer, encore plus à fonder une famille, j’ai eu ma fille à 36 ans, comme maman.

Si vous ne voyez aucune analogie avec votre histoire personnelle, sachez que connaissant ce principe du miroir depuis plus de 15 ans, j’ai découvert le piège de mon égo avec ma chère maman quelques semaines avant d’écrire ces lignes, alors laissez vous un peu de temps et observez bien.

Autre exemple : Une femme est battue par son mari. Au bout de 20 ans elle décide que c’est terminé et le quitte. Elle retrouve quelques temps après un compagnon qui commencera à la battre alors qu’il n’avait jamais battu une femme avant. Il y a bien des chances que cette femme porte en elle des mémoires de soumission ou de victime et que ces mémoires rentrent en résonance avec les mémoires de domination – violence de cet homme. Les deux acteurs sont là pour prendre conscience de ce qu’ils portent en eux, et le guérir. Rien ne sert de s’en prendre à un ou à l’autre, car cela ne résoudrait rien. Le schéma dirigera toujours la personne quelque soit le lieu où elle aille et les personnes qu’elle fréquente.

Tant que le schéma n’est pas vu, le mental met en place différentes stratégies pour que des évènements se produisent à notre insu et que nous reproduisions le schéma prédéfini.

 

Vouloir quelque chose qu’on n’a pas

C’est vouloir être quelqu’un qu’on n’est pas.

Conversation avec Dieu – Neale Donald Walsh

 

 

C’est donc mon cher mental qui dirige ma vie, et non moi. Oups !

C’est cela l’inconscience et c’est pour cela que des auteurs de science-fiction font une analogie des humains dans des sociétés robotisées à l’extrême.

C’est aussi l’expérience que nous vivons où tout est de plus en plus compartimenté, plus de lois, de règles, de peurs, de répressions, de contrôle.

Nous souhaitons la sécurité mais nous n’avons pas compris qu’elle se situe déjà en nous – notre vraie nature – et sera manifeste une fois que nous aurons fait le ménage de tous nos programmes parasites. Alors nous manifestons de plus en plus d’insécurité (celle que nous portons via nos mémoires), pour réaliser en fin de compte que c’est à l’intérieur de nous que l’insécurité siège, et la libérer.

Nous avons le choix, soit nous résistons, c’est la faute des autres, le danger vient de l’extérieur et nous aurons – plus de lois, de répression -, soit nous prenons la responsabilité et travaillons à libérer nos mémoires.

Il y a trois manières de débusquer l’égo – Si vous êtes dans une de ces position : Victime – Sauveur – Bourreau, alors c’est votre égo en action.

J’ai vécu il y a quelques années une expérience intéressante. J’avais au bureau un collègue dont j’étais victime de harcèlement et à la maison mon compagnon de l’époque me faisait vivre de l’insécurité. Résultat, je faisais des cystites à répétition, mon corps me parlait que quelque chose n’allait pas. Ce qui m’a mit la plus à l’oreille au tout début de cette histoire, c’est que les deux personnes – les bourreaux – dont je me pensais la victime, étaient né le même jour, même mois. Je passais mes journées avec un type né le 6 octobre et mes nuits avec un autre né le 6 octobre également. Cela ne pouvait être une coïncidence, j’avais un truc à comprendre.

J’ai mis quatre ans avant de comprendre ce qui en moi, déclenchait chez eux, ce type de comportement. Il aurait été facile de mettre mon collègue au prudhomme (plus de lois, répression) et de changer de compagnon, mais je savais qu’il y avait un loup et était bien décidée à le débusquer. Si je jouais à la victime et eux au bourreau, c’est qu’en moi il y avait un schéma de soumission. Lorsque l’on est victime de quelque chose nous ne sommes jamais en position de force. J’ai ainsi regardé dans la situation présente où est ce que je me soumettais.

Au travail la réponse fut assez rapide. Je débutais dans ce poste et n’avais pas confiance en mes chances d’être gardée, mon collègue avait trente ans d’expérience et j’avais peur de ne pas assez bien faire. Donc je me faisais “petite” pour ne pas trop attirer l’attention. Normal qu’avec un tel positionnement je m’attire un dominant. Regardant cela bien en face, j’ai réalisé objectivement que je faisais bien mon travail, que j’étais sérieuse et que finalement j’étais un bon élément. j’ai pu me redresser (mon attitude intérieure) et reprendre confiance en moi. Ce cinéma durait depuis 4 ans, il a suffit que je prenne conscience de ma position de victime – et que j’en change – pour que la semaine qui a suivit, mon chef décide de me changer de poste et que je ne fasse plus les frais de mon collègue.

J’ai ensuite pu le remercier – dans mon coeur – car sans lui je n’aurais pas vu combien je me sous-estimais, alors merci et je comprends combien tout est parfait. Voilà le cadeau.

Pour mon compagnon, ce fut dans le même registre mais un peu différent et cela m’a prit plus de temps pour comprendre et me libérer. Il est le père de ma fille et depuis notre séparation, pas un coup de téléphone sans des insultes. A un moment donné, j’utilise ce que j’avais découvert avec mon collègue et me demande pourquoi la personne que j’ai au bout du fil ne me respecte pas. Réponse immédiate ( ah… le pouvoir des bonnes questions… ), JE ne me respecte pas ! C’est un coup de tonnerre dans ma tête. Je prends conscience à cet instant que je doute de mes capacités à être une bonne mère, n’ayant qu’une fille, et qu’inconsciemment je me fais “toute petite” face à ce père. Je réalise que je fais de mon mieux, ne suis pas plus stupide qu’une autre, que finalement je suis une bonne mère et instantanément je suis en paix avec mon rôle de maman.

Jamais je n’ai parlé de cela à son père, ce fut la dernière conversation avec des insultes que nous avons eu. Cela fait maintenant 8 ans que cela dure. Là aussi je le remercie, ce fut une expérience éprouvante, souffrante, mais au bout du compte c’est moi qui était responsable de cette situation et j’ai pu me libérer des mémoires et des croyances inconscientes, qui dirigeaient ma vie à mon insu.

J’ai mis de nombreuses années à comprendre, mais sans la prise de responsabilité, cela aurait pu durer de nombreuses vies. C’est la raison de ce blog, pouvoir vous éviter ces longues années d’errance et permettre de vous libérer. Et une fois bien admit que nous sommes responsables de tout ce qui nous arrive, le choses peuvent changer immédiatement.

En ce qui concerne le rôle du sauveur, sachez que lorsque vous voulez sauver une personne d’une situation inconfortable, vous la privez du chemin qu’elle doit faire et de sa possibilité de se libérer de son propre schéma, vous ne lui rendez alors pas service, car inconsciente de son schéma mental, elle le reproduira à l’infini.

Vous voulez savoir la bonne nouvelle ?… Lorsque la sagesse intervient

Lorsque vous comprenez un tant soit peu le fonctionnement du mental, ce qui reste est un vague sentiment de confusion face à ce qui a le plus d’impact dans notre vie et que nous connaissons si mal.

Une fois que vous aurez accepté de prendre la responsabilité de TOUT ce qui vous arrive, vous commencerez à vous libérer de vos vieux schémas et commencerez à jouir d’une plus grande liberté d’action. C’est ce qui fait que des personnes réussissent “presque” sans rien faire alors que d’autres luttent sans fin. Vous aurez de moins en moins de limites et pourrez exploiter tout votre potentiel.

Au service de Qui allez vous mettre votre potentiel ?

Allez-vous vous mettre au service de votre âme, qui vous insufflera les bonnes actions à entreprendre ou allez-vous mettre vos capacités au service de votre égo ? Vous savez ce personnage en vous qui est toujours insatisfait, qui veut toujours quelque chose de plus, de mieux, qui a peur tout le temps. C’est à cet endroit qu’il va falloir avoir intégrer les domaines précédents – l’esprit – l’âme – et choisir de vous mettre au service de cette sagesse innée en nous. Pas de bonheur durable sans cela. Nous courons tous après ces chimères d’aller mieux, des méthodes en 10 points ou de la formule magique qui va nous libérer de tous nos tourments. C’est ce qui fait le bonheur des publicitaires et des industries qui vous vendent du rêve, c’est là que le consumérisme à outrance apparait pour remplir illusoirement le – faux – vide en nous.

Personne ne viendra vous sauvez sinon vous même. La connaissance te rendra libre, disait le sage. Vous la possédez maintenant.

Votre mental est tel un miroir qui va imprimer toutes les suggestions de votre part et va les rendre manifestes.

C’est donc par la gestion saine de nos pensées que les changements vont pouvoir apparaitre. Inutile d’attendre un miracle dans nos vies si nous ne changeons pas nous-même. C’est là que l’on retrouve l’utilité de méditer pour prendre un temps pour observer nos pensées et en choisir de plus saines. C’est la connaissance qui va nous donner l’assurance de comment cela fonctionne et ne plus se laisser impressionner par les apparences.

L’utilisation saine du mental est de voir la perfection en toutes choses, de voir au delà des apparences.

Vous voulez être en paix, soyez en paix maintenant. La plupart du temps nous voulons FAIRE des choses pour ÊTRE. C’est à dire que si nous voulons par exemple avoir un bon job, c’est pour être plus libre. Donc soyons libre maintenant. Et parce que nous vivrons déjà ce sentiment de liberté, nous créerons les conditions pour vivre cette liberté. Le point important sera de laisser les conditions idéales pour vous apparaître et ne pas le faire par vous même. L’univers aura une meilleur option pour vous que toutes celles que vous pourriez imaginer vous même.

Voir au delà des apparences c’est être conscient qu’il y a un monde au delà du monde physique, le niveau le plus élevé étant le niveau de l’Esprit. Donc si nous voulons les manifestations les plus harmonieuses possibles, les plus saines, les plus belles, portons notre regard là où tout est perfection, amour, joie, harmonie et soyons conscient que ce n’est pas un but à atteindre mais une partie déjà présente en nous.

Nous pouvons regarder tous nos problèmes et se noyer dedans ou nous pouvons remettre à cette Intelligence l’organisation de nos vies en y alignant nos pensées les plus nobles et en vivant déjà ce dont nous voulons faire l’expérience.

 

Le temps est venu, l’heure à sonné.

Le pouvoir intérieur a jailli et s’exprime à travers ma parole.

Je n’ai pas à attendre. Le moment est aujourd’hui.

Aujourd’hui, j’entre dans la vérité tout entière.

Aujourd’hui, je suis complètement sauvé, guéri, heureux.

Aujourd’hui j’entre dans mon héritage.

Aujourd’hui, la vérité m’a libéré.

Hernest S. Holmes

Je souhaite recevoir les articles du blog